Du 7 juin au 20 juillet 2008
Éric Desmarais| Pièces à conviction

Pour cette première estivale, la Galerie Horace art actuel a le plaisir d’accueillir le travail en art médiatique d’Éric Desmarais. Cette nouvelle exposition composée de deux installations, présente une intrigue insaisissable, un chassé-croisé d’images - vidéo, de sons et d’objets qui orientent ou désorientent celui qui cherche.
Le titre de l’exposition Pièces à conviction est également le nom d’une sculpture sonore et interactive qui prend la forme d’un imposant meuble à tiroirs. Chaque mouvement guidé par la curiosité de l’usager, révèle des indices différents mais donne à la narration un parcours segmenté et aléatoire. Ici l’œuvre déconstruit un récit audio tandis qu’en retrait, une vingtaine de petits écrans et caméras de la deuxième installation reconstituent l’image d’un mot, à partir de fragments.
Entre les murmures de la sculpture et l’œil vif de la caméra de surveillance Éric Desmarais explore différents processus électroniques de déconstruction et de reconstruction d’une forme vers une autre. Il poursuit sa recherche sur les problématiques liées au langage et à la sémantique avec une approche ludique et pleine d’astuces. En jouant ainsi avec la ligne narrative, l’artiste manipule la lecture de l’œuvre et offre au final des récits muets, mais étrangement loquaces.

Rencontre avec les autres ou avec soi-même? Le titre proposé de cette exposition collective n’incitait pas à épouser étroitement une thématique commune ni à partager les mêmes idées esthétiques, mais plutôt à échanger au sujet de ce qui s’imposait pour chaque artiste comme moment d’un parcours, comme inscription d’une nécessité intérieure. Si une rencontre était souhaitée, sans doute avait-elle à voir d’avantage avec la coïncidence, la conjoncture ou l’occasion de rencontrer son travail, voire de l’affronter ou de l’atteindre dans son immanence.
Carrefour, moment de questionnement ou de réflexion où le processus de création, le matériau, l’autre ou les autres réfléchissent la démarche, renvoient à l’authenticité ou à une technique, un renouvellement, un imaginaire autre, une certitude affirmée... Bref, avant tout, rencontre avec l’œuvre dans ce qu’elle suggère d’ineffable et non dans ce qu’on pourrait lui imposer. Pour ma part, un accompagnement posant questions plus que réponse.
Du 28 février au 6 avril 2008
Rosalie D.Gagné| La fabrication du réel

Le travail de Rosalie D. Gagné se situe principalement dans le champs de la sculpture et de l’installation et prend racine dans la phénoménologie de la matière et de la perception. À travers une recherche formelle sensible aux dynamiques et tensions qui lui sont inhérentes, elle pousse à fond l'exploration des éléments utilisés. Le verre soufflé par exemple a ceci de fascinant qu’il peut matérialiser quelque chose d’essentiellement invisible : ce qui représente pour elle le souffle, cette fine démarcation entre la vie et la mort, le début et la fin.
Rosalie D. Gagné établit également des comparaisons formelles, conceptuelles et métaphoriques entre la matière de ses œuvres et l’enveloppe corporelle humaine. Dans ses interventions elle s’intéresse au corps et à la façon dont les sens nous guident dans notre rapport au monde. À travers son travail, elle souhaite soulever une réflexion sur ce qu’elle appelle l’empathie physique: une reconnaissance corporelle de la force élémentaire, à la fois ténue et puissante qui nous anime tous.
Le titre de l’exposition présentée à la galerie Horace est tirée d’un ouvrage de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan intitulé : Chaos et Harmonie. Dans ce livre, l’auteur explique comment la fabrication du réel découle de la rencontre entre les lois «stables» de la physique et les «accidents» imprévisibles. Comment notre univers, notre planète, notre «réel», sont un mélange de déterminisme et d’accidents. Dans cet ouvrage T.X., Thuan qui est aussi bouddhiste affirme la nécessité de l’intuition, du sens du beau, de l’imagination, de la poésie et de la philosophie pour pouvoir, par exemple, concevoir une théorie comme celle de la relativité ou pour comprendre la vie.
Au niveau formel, Rosalie D. Gagné explore des structures à caractère plutôt organique en s’inspirant de formes qui sont présentes dans la nature tout en faisant référence au corps de façon abstraite. Elle s’intéresse à ce qui est identifiable sans être nécessairement reconnaissable.
Lors de son passage, le visiteur est invité à interagir avec l’œuvre et à partager le questionnement de l’artiste : Est-ce que l’art peut être constitué d’attention en soi? Peut-il être la manipulation de l’attention en soi, le développement d’une plus grande conscience des phénomènes et des choses «ordinaires», transformant ainsi notre vie et notre perception des expériences présentes, passées et futures?
En résidence du 21 janvier au 17 février 2008
Marc Garneau | Fragments d'atelier
Vernissage : samedi 9 février 2008, 14h
Rencontres avec l’artiste : Les samedis de 13h à 17h

Reçu en résidence pour une première fois dans sa carrière, l’artiste peintre et graveur bénéficie de cet espace-temps pour exposer une variété d’éléments hétéroclites qui l’accompagnent dans son processus de création et qu’il amasse depuis plusieurs années.
Je me propose donc de reformuler l’esprit de mon atelier en intervenant quotidiennement pendant ces quelques semaines à même l’espace particulier de la galerie. Je privilégierai l’aspect ludique et tout ce que je n’ai jamais osé faire hors de l’atelier. ( Marc Garneau)
Ces « errances quotidiennes » permettent à l’artiste de travailler l’ensemble de l’espace par le dessin, la gravure, le collage de toile et l’assemblage, modifiant ainsi progressivement les murs de la galerie qui se transforment en de gigantesques tableaux. Orientée dans l’esprit du work in progress, la pratique in situ supporte la démarche de Marc Garneau dont les tableaux divulguent les traces, les repentirs, les ajouts d’objets trouvés et les marques des étapes de réalisation créés par un procédé intuitif et spontané. Comme l’explique Laurier Lacroix dans le catalogue d’exposition Les Années de feu (2000) : « Chaque nouvelle intervention se trouve instinctivement guidée par les éléments déjà donné et elle modifie à son tour l’étape suivante, état provisoire qui aboutira au tableau. Le résultat final privilégie la centralité de la composition, les tonalités sourdes, l’intégration de la forme au fond. » L’accumulation des traces de peinture sur le plancher de l’atelier de l’artiste (réinstallé à la verticale sur un des murs de la galerie), l’agglomération de la matière sur ses outils de travail et l’étalement de plus de quinze ans de notes personnelles, créent une ambiance intime et suggèrent la mémoire des objets et des gestes effectués en évoquant la notion du temps qui passe. Contrairement à sa production régulière qui génère des oeuvres viables ce travail de résidence est basé sur l’expérience de l’installation in situ, graduelle et éphémère.
Le spectateur est invité à rencontrer l’artiste parmi ces fragments d’atelier et être le témoin de l’évolution de l’œuvre qui se construit.
En résidence du 21 novembre au 16 décembre 2007
Exposition du 16 décembre au 13 janvier 2008

Présentation du travail par les artistes
Vendredi le 14 décembre_14h, suivie du vernissage_17h
Depuis quelques années les pratiques de Massimo Guerrera, de Corine Lemieux et de Sylvie Cotton se croisent et se nourrissent entre-elles. Puisque le cœur de leur pratique individuelle se place déjà dans cet espace de rencontre avec l’autre, ils ont décidé de la faire converger dans le projet commun VIA {Massimo Lemieux Cotton}. Ces artistes souhaitent ainsi unir leurs énergies de création afin d’alimenter des réflexions sur les notions clés d’interfluence, d’altération et d’ouverture.
Le projet de résidence Sous influences, qui aura lieu du 19 novembre au 16 décembre, consiste à créer un espace commun de travail grâce auquel une circulation «déformatrice» s’établira entre trois signatures, trois identités, trois manières. Les artistes de VIA s’engagent donc, à partir du matériau même que constitue l’altérité, à faire l’expérience publique de s’exposer à la présence influente de l’autre et de laisser venir tous les effets manifestes que cette altération consentie provoquera : résistance, inconfort, ouverture, peur, fermeture, apaisement, maniérisme, joie, comparaison, mimétisme, fusion, dissolution et libération de nouvelles œuvres. Ce que Massimo Guerrera, Corine Lemieux et Sylvie Cotton proposent engage une pratique de dévoilement et de risque mettant en jeu la convention de la signature et tout le système consensuel qui en découle. Sous influences entraîne aussi une forme de renoncement au déroulement habituel du savoir créer ouvrant ainsi une nouvelle brèche dans l’espace du présent.
Lors de leur résidence à Sherbrooke et dans la suite des réflexions sur l’interfluence, les artistes du groupe VIA se joignent à la communauté estrienne, partagent leur démarche et proposent une série d’ateliers de création qu’ils dirigeront. Ces expériences de création collectives, axées sur l’échanges permettront aux participant(e)s tout en s’abandonnant à ce processus de création, de découvrir de nouvelles pistes de travail susceptibles d’enrichir le potentiel créateurs de chacun.
Dan
Brault / Solixland 2
du
10 octobre au 18 novembre 2007
Vernissage mercredi 10 octobre, 17h
Le travail de peinture de Dan Brault
est basé sur
la confrontation d’images de diverses provenances esthétiques.
De celui-ci découle une production de tableaux aux styles et techniques
variés allant de la peinture hard-edge à la bande dessinée,
en empruntant à certains genres classiques comme le paysage ou
la nature morte. Au-delà du simple jeu de citations et d’emprunts,
l’artiste puise dans une vaste banque de motifs historiques par
mixages et extraits, à la manière d’un DJ.
À
son travail en atelier s’ajoute un travail de mise en espace des œuvres
dans le lieu d’exposition : l'amalgame, le diptyque, le polyptyque
en l’installation deviennent donc spécifiques au lieu. Ainsi,
le dispositif devient une structure l’œuvre, variant ou s’adaptant
selon la configuration de l’espace. D’après Dan Brault,
l’œuvre est autant le tableau en soi que les interactions
produites ou possibles par la juxtaposition et le regroupement de tableaux.
Enfin, le caractère éclectique de sa pratique et de sa
mise en espace proposent une réflexion actuelle sur la nature
et l’histoire de la peinture.

L’artiste
présente son travail et fait un parallèle
avec City d’Allessandro Barrico ainsi que l’œuvre cinématographique,
Five obstructions de Lars Von trier.
En 2007, Dan Brault reçoit une bourse de recherche-création
et de voyage du Conseil des arts et des lettres du Québec. Titulaire
d’un Baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia
(2002) ainsi que d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval (2006),
il a présenté son travail dans nombreuses galeries
et centre d’artistes du Québec et du Canada. Il est maintenant
représenté par la Peak Gallery à Toronto. En 2006,
il était l’un des organisateurs-commissaires pour “PAN!
Peinture”, un symposium de peinture tenu dans la ville de Québec.
Dan Brault vit et travaille à Québec.
Dan Brault remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec.
» 2006 2007
Samedi
22 septembre 2007, 20h
La
Galerie Horace art actuel et Camestrie présentent :
Espace [im] média
Espace
[im] média se veut une programmation de vidéos expérimentales
et de performances visuelles et sonores produites entièrement
par des québécois.
À l’intérieur d’un contexte professionnel, ce happening
est un développeur de nouveaux talents autant que de nouveaux publics
ainsi qu’un croisement entre des disciplines artistiques où se mixent
performance audio vidéo et projection de monobandes. La thématique
se caractérise par des œuvres où l’esthétique
formelle incorpore une certaine forme de musicalité.

PROJECTIONS
VIDÉOS
C-À-D, Fredéric
Lavoie
Attente:espera, Joanna Empain
2Zécrans, Maxim Boisseau
Chutes, Gwenaël Bélanger et Stéphane
Beaudet
Méduse, Claudette Lemay
Satellite, Nelson Henricks
Herz_Bahn, Nelly-Ève Rajotte
Tableaux, Eric Gagnon
PERFORMANCE
AUDIO-VIDÉO
Fonte / fusion, Patrick
Lacasse et Alexis Bellavance
Le microsillon des vagues, Milliseconde
topographie
Commissaire
: Sébastien Pesot
Sébastien
Pesot détient un baccalauréat en histoire de l'art à l'Université de
Montréal ainsi qu’une maîtrise de l’École
des arts visuels et médiatiques de Montréal (UQAM). On
a pu voir ses monobandes vidéo dans une vingtaine de pays, à l’intérieur
d’une centaine de festivals et événements, tels
la 3e, 4e et 5e Manifestation Internationale Vidéo et Art Électronique
(Montréal), le FIFA, Festival international du film sur l’art
(Montréal), Wro 01 et 03, biennale d’arts médiatiques
(Pologne) ou Chroma (Mexique) où il a reçu le prix du
public pour la meilleure vidéo. Espace [im]média est
soutenu par le Conseil des Arts et Lettre du Québec.
Sébastien
Pesot est membre de Camestrie qui est un Collectif des arts médiatiques
en Estrie et un jeune et dynamique organisme sans but lucratif qui
offre des services aux artistes et aux organismes oeuvrant dans le
domaine des arts médiatiques.
CINÉ 3
La nuit de l’art
le 23 août 2007 de 21h à MINUI
Soirée de projections (levée
de fonds)
Éric
Cardinal /
cumuls
du
17 août au 16 septembre 2007
Vernissage vendredi 17 août, 17h

Le travail d’Éric Cardinal nous fait pénétrer dans
un environnement hybride et surabondant, à mi-chemin entre la forêt et le dépotoir. Sa dernière création, Cumuls, présente
un chaos organisé où pullulent : carapaces de ruban gommé,
fleurs de fourchettes en plastique, champignons de filtres à café ainsi
qu’une panoplie d’autres boutures inusitées. Ces accumulations
débridées, imitant le foisonnement végétal, rappellent
l’aspect hétéroclite d’un amoncellement propre aux
décharges publiques. C’est pourtant dans les Dollorama et les
grandes surfaces de matériaux bon marché que l’artiste
fouille et cueille sa matière première.
Les
accessoires jetables et les matières consomptibles et fongibles
inspirent l’artiste car ils sont à la fois éphémères
et infinis. «Pas question ici de récupération – les
objets utilisés sont neufs – mais plutôt d’art
du gaspillage, du rejet et de la perte», avoue l’artiste
qui crée avec liberté et désinvolture.
«Si je pose des gestes qui
pervertissent ces objets jetables, l’absence de retenue
dans la façon de les consommer demeure. Comme si
ces objets exigeaient qu’on les consomme dans la
démesure». (Éric
Cardinal)
Ces formes et textures auxquelles l’artiste aboutit, se multiplient,
prolifèrent et envahissent l’espace évoquant les processus
naturels de floraison et de décomposition. Cette installation sculpturale
est le résultat d’une écologie toute personnelle et la
cohabitation de deux mondes : ceux de la nature et de la manufacture.
La
création d’Éric Cardinal fut plusieurs fois soutenue
par le Conseil des Arts et Lettres du Québec ainsi que par le
Conseil des Arts du Canada. Son travail a été présenté dans
plusieurs centres d’artistes au Québec, notamment à Axenéo7, à Gatineau
en 2005 et à L’Oeil de poisson à Québec
en 2006. Éric Cardinal exposera cette année à la
Galerie Verticale à Laval et au Centre d’art et d’essai
Clark à Montréal. L’exposition Cumuls, présentée
pour la première fois en Estrie, est le résultat d’une
résidence d’artiste effectuée le printemps dernier à Est-Nord-Est.
Eric Cardinal vit et travaille à Richmond dans les Cantons de l’Est.
Il a obtenu un baccalauréat en arts visuels à l’École
des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal
et termine actuellement une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval.
In
Vitro
Exploration In Situ
Du
18 juin au 5 août 2007
Rencontre avec les artistes pour l’événement de clôture
Dimanche 5 août 14h
Songe
filipendule / Nathalie Caron
Nathalie
Caron est née à Montréal, en 1965. Elle y a
fait ses études universitaires en arts visuels. Son parcours éclaté intègre
différentes formes artistiques, sa recherche tente d'établir
entre celles-ci des rapports nouveaux, des liens inédits.
En 1997, en collaboration avec l'artiste Charles Guilbert, elle a
notamment présenté au Musée d'art contemporain
de Montréal, une installation multidisciplinaire intitulée Les
personnes. Depuis 1989, les oeuvres de Nathalie Caron ont été exposées
dans le cadre d'expositions individuelles et collectives, au Québec,
en Europe et en Asie. Elle a également réalisé sept
publications d'artistes où images et textes dialoguent et
proposent de courtes histoires dans lesquelles la réalité et
la fiction s'entremêlent. Depuis maintenant cinq ans, elle
vit et travaille dans les Cantons de l'est.
Ma
démarche suit un parcours éclaté qui exploite
librement différentes formes artistiques et cherche à établir
entre elles de nouveaux liens. En misant sur des formes parfois dépouillées
cette recherche tente de créer, en partant du réel,
du quotidien, une poésie qui se veut simple et en résonance
avec des espaces à la fois vastes et intimes.
Songe
filipendule est issue d'un vaste projet que j’ai amorcé en
2004 lors d'un séjour en résidence d'artiste à Bâle,
en Suisse. Le projet proposé devait tenir compte du lieu où il
serait présenté : une ancienne filature. Pour cette
espace industriel et chargé d’histoire, j’ai élaboré une
installation réunissant différents éléments
constitués de laine feutrée et de fils. De retour au
Québec, j’ai poursuivi ce travail et réalisé l’exposition
: « Songes filipendules et itinéraires flous » qui
a été présentée (au printemps 2005) à la
galerie Joyce Yahouda à Montréal ainsi qu’à Lyon
dans le cadre de l’événement Lyon-Montréal
(à l’hiver 2006)
Dans
ces oeuvres suspendues, mobiles et légères, ce sont
les notions de parcours, de détours et de points d’attaches
qui ont été explorés. Il y est aussi question
de rencontres, de liens, de nœuds, d’errances. Chacune
des oeuvres crée, à sa façon, un espace de dialogue
chuchoté entre le monde sensible et la part intime de l’être.
L’Arbre
/ Yvon Proulx
Yvon
Proulx est né dans les Cantons de l’Est et y a vécu,
selon lui, le meilleur de ses années. Il y a fait ses études
collégiales, puis est déménagé à Montréal
pour étudier à l’Université du Québec à Montréal.
Il a aussi étudié en Belgique et en Écosse.
Son travail fut présenté plusieurs fois au Québec,
en Colombie-Britannique et en Tchécoslovaquie. Yvon Proulx
a signé quelques oeuvres d’Intégration des arts à l’architecture
dont la plupart se trouvent en Estrie.
L’Arbre
est un projet de sculpture-assemblage faite à partir de bûches
de bois et de brindilles de rotin. Un projet qui est inspiré de
certains travaux In situ réalisés dans les boisés
des Cantons de l’Est.
« Une
grande partie de mon travail est consacrée au repérage
de matériaux, d’objets ou de lieux divers que je cherche
comme on cherche des outils dont la forme est la fonction et qui
ne se révéleront qu’au moment opportun. Dans
mon travail récent, j’utilise souvent et en multitude
des bâtonnets de rotin que je pique en bordure de différents
objets déjà existants (chaise bureau, arbre), pour
leur donner des profils surdimensionnés ou pour déformer
leurs arêtes ou leurs contours par des auréoles ajoutées.
De ces très nombreux bâtonnets de bois ajoutés,
piqués les uns contre les autres, se crée tout un réseau
d’interstices où la transparence vient diviser l’espace
comme les dents d’un peigne. On a alors l’impression
qu’un dessin léger, en trois dimensions, se construit à partir
de traits multipliés, entrecroisés, drus comme un hérisson
au travers duquel passe la lumière. Il arrive aussi que des
objets nouveaux, des formes improbables surgissent du simple amoncellement
de brindilles. Alors apparaissent des touffes, des volumes, des sphères
comme autant de champignons, de sétaires ou de chardons. La
matière se densifie.»
Yvon
Proulx